Francis Towne – Dunkerswell Abbey, August 20, 1783
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Lœuvre présente une ruine architecturale, probablement une abbaye ou un ancien monastère, intégrée dans un paysage vallonné. Devant nous sétend un terrain vague, ocre et brun, suggérant un sol aride et peu fertile. Ce terrain, légèrement incliné, mène au bâtiment en ruine qui constitue le point focal de la composition.
Le bâtiment lui-même est manifestement en état de délabrement. Une partie de la structure est effondrée, laissant apparaître des murs à nu, tandis quune autre section, plus préservée, conserve une porte arquée en briques, encadrée par des vestiges de pierres apparentes. Une tourelle, coiffée dun toit de paille, domine la composition, accentuant le sentiment de grandeur passée et de déclin.
L’arrière-plan est composé dune étendue de collines et de ciel nuageux. Les collines sont baignées dune lumière douce et uniforme, tandis que le ciel présente un mélange de bleu clair et de nuages grisâtres, laissant entrevoir un temps changeant et peut-être mélancolique. Quelques arbres et arbustes sont parsemés sur les collines, ajoutant une touche de verdure à la scène.
Lensemble de la scène évoque un sentiment de nostalgie et de perte. L’état de ruine du bâtiment suggère le passage du temps, la fragilité des constructions humaines et la puissance de la nature. On perçoit une certaine solitude, renforcée par labsence de figures humaines. Le paysage, bien que beau, est également désolé, ce qui contribue à latmosphère générale de mélancolie.
Il est possible dy déceler une réflexion sur la nature transitoire de la gloire et de la puissance. L’abbaye, autrefois symbole de foi et de savoir, est maintenant réduite à létat de ruine, rappelant la vanité de toutes les choses terrestres. La juxtaposition du bâtiment en ruine et du paysage vaste et intemporel souligne cette idée de la prééminence de la nature sur lhomme. Labsence de toute activité humaine renforce encore ce sentiment de désolation et de finitude.