Cruzeiro Seixas – #41348
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On remarque immédiatement la présence dune caméra de cinéma, volumineuse et menaçante, suspendue au-dessus de la composition. Elle dirige son objectif vers une table recouverte dun tissu rouge, sur laquelle reposent quelques objets : une bouteille de vin, un verre, et ce qui semble être des pièces de drap ou de linge, tendues de manière maladroite. Cette table, à la géométrie anormale, semble vaciller, accentuant limpression de déséquilibre.
Deux figures humaines occupent une place prépondérante. À gauche, une silhouette sombre et anguleuse, à peine esquissée, observe la scène avec une impassibilité troublante. À droite, une autre figure, plus massive, se tient penchée sur elle-même, les bras enlacés, dans une posture de désespoir ou de contemplation mélancolique. Le corps est déformé, les proportions sont exagérées, contribuant à une sensation générale de malaise.
Au pied de la table, un objet pyramidal bleu pâle attire lattention. Sa surface est ornée dun motif spiralé, évoquant peut-être le mouvement, le flux, ou une forme de confusion.
L’ensemble suggère une réflexion sur le regard, la représentation et la manipulation de la réalité. La caméra, omniprésente, symbolise le pouvoir de lœil qui observe, qui enregistre, qui juge. Les figures humaines, réduites à des formes déformées, semblent être les objets dune attention intrusive, victimes dun spectacle auquel elles assistent ou auquel elles sont soumises. Lambiguïté de la scène laisse entrevoir une interrogation sur la nature de la vérité, la fragilité de lexistence et la violence potentielle du processus artistique. Latmosphère pesante et la palette de couleurs restreinte renforcent cette impression doppression et dangoisse. On perçoit ici une interrogation sur lart, la vie, et le rapport entre les deux, le tout enveloppé dun voile de mystère.