Pablo Picasso Period of creation: 1889-1907 – 1903 Jeune femme au cafВ courtisВe par un Pierrot (LOffrande)
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
La femme, vêtue dune robe à la mode de lépoque, ornée de dentelle et coiffée dun chapeau extravagant, semble distante, voire indifférente. Ses mains, posées sur ses genoux, sont rigides, et son regard, dirigé vers un point absent, ne manifeste aucune émotion apparente. Lattitude générale de la jeune femme suggère un certain ennui ou une retenue sociale.
En contraste, le Pierrot, avec son costume traditionnel à jabot ample et son maquillage caractéristique, se tient penché vers elle, lui offrant une fleur. Son corps, déformé par une ligne de fuite accentuée, témoigne dune démarche pressée, presque désespérée. Son visage, prolongé et anguleux, exprime une certaine anxiété, voire une humiliation. La fleur, minuscule dans sa main, semble un geste désespéré pour captiver son attention.
L’absence de couleur, limitée au tracé noir sur fond clair, contribue à latmosphère mélancolique et théâtrale de la scène. Le dessin est caractérisé par des lignes simples mais expressives, accentuant les contours et les volumes des figures. La composition, centrée sur les deux personnages et la table, renforce limpression dune rencontre forcée, dune performance sociale où les sentiments authentiques sont masqués.
Les sous-textes de lœuvre sont multiples. Linteraction entre la femme et le Pierrot peut être interprétée comme une allégorie des relations sociales de lépoque, où les conventions et les apparences prévalaient sur lémotion sincère. La distance entre les deux personnages suggère une barrière sociale, un fossé infranchissable malgré les tentatives du Pierrot pour se rapprocher. On peut également y voir une critique du divertissement populaire et de sa capacité à masquer la solitude et le désespoir. Lensemble laisse transparaître une certaine amertume, une réflexion sur les conventions de la cour et les illusions du théâtre de la vie.