Theophile-Alexandre Steinlen – #08081
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Lauteur a distribué des constructions de différentes tailles et formes sur cette pente, créant un amas de volumes qui semblent à la fois familiers et étranges. Les bâtiments, réduits à leurs formes géométriques essentielles, perdent leur identité précise. On perçoit des indices dune architecture classique, avec des colonnes et des corniches, mais ces éléments sont déformés, simplifiés, voire absents.
La palette de couleurs est restreinte, dominée par des tons terreux – ocres, bruns, gris – qui contribuent à limpression générale de désolation. Le ciel, dun bleu pâle et uniforme, semble lointain et indifférent. L’absence de détails narratifs et la simplification des formes suggèrent une volonté de transcender la réalité concrète pour évoquer un état desprit, une sensation plus que le lieu lui-même.
On décèle une tension entre lartificialité du paysage et la présence des moulins, symboles traditionnels de la nature et du labeur. Ces derniers, placés au-dessus de l’agglomération, semblent presque absents, comme des reliques d’un passé révolu.
Il est possible de percevoir dans cette œuvre une critique implicite de la modernité et de lurbanisation, une méditation sur la perte de l’authenticité et la fragmentation de l’expérience humaine. L’ensemble suggère une forme de nostalgie pour un monde plus simple et plus naturel, menacé par lexpansion incessante des villes. Limpression générale est celle dun paysage onirique, où les repères sont perturbés et où le réel se fond avec limaginaire.