Part 2 Prado Museum – Gisbert Pérez, Antonio -- Fusilamiento de Torrijos y sus compañeros en las playas de Málaga
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Lœil est immédiatement attiré par une composition dramatique et chargée démotion. Nous voyons un groupe dhommes rassemblés sur une plage, face à un événement tragique. Au premier plan, un corps gît sur le sable, signe évident dune violence subie. Plusieurs autres corps, partiellement visibles, suggèrent une perte plus large.
Le centre de la composition est dominé par un personnage central, distingué par son manteau sombre et son allure plus assurée. Il semble être le chef, ou du moins une figure de référence, entouré par une série dindividus aux expressions variées : certains semblent résignés, dautres affichent une profonde tristesse, voire la peur. On observe un bandeau sur plusieurs visages, un détail troublant qui pourrait symboliser la perte de vue, laveuglement face à linjustice, ou peut-être une tentative dempêcher le regard de témoigner.
La présence d’un prêtre, en soutane, est notable. Il tient un livre, probablement un missel, et semble offrir un ultime réconfort aux condamnés. Sa position à lextrémité droite du groupe crée une sorte de contraste entre la foi et la brutalité de la situation.
L’arrière-plan est constitué par une mer agitée, sous un ciel menaçant. Les montagnes, à lhorizon, apportent une touche de monumentalité, accentuant la portée historique de l’événement. La plage elle-même, avec son sable sombre et sa végétation clairsemée, renforce le sentiment de désolation.
Les sous-textes potentiels sont multiples. La scène dépeint indubitablement une exécution, mais laccent est mis sur la dignité des victimes, voire sur une certaine forme de stoïcisme. Lorganisation du groupe, avec le personnage central au premier plan, suggère une tentative de maintenir un semblant dordre et de leadership face à la mort. Le bandeau sur les yeux introduit une dimension symbolique, questionnant la perception de la vérité et la responsabilité des témoins. La présence du prêtre soulève des interrogations sur le rôle de la religion face à la violence politique. Enfin, le paysage marin, à la fois grandiose et hostile, pourrait représenter les forces de la nature face à la fragilité humaine. L’ensemble laisse transparaître un sentiment de perte, de souffrance, mais également une forme de résistance silencieuse.