Part 2 Prado Museum – Carducho, Vicente -- El martirio de tres cartujos en la cartuja de Londres
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Devant lui, sur un chariot rudimentaire tiré par des chevaux, sallongent trois corps, dont les visages, déformés par la souffrance, sont tournés vers le spectateur. Leurs traits, fortement marqués, révèlent une agonie palpable, mais aussi une certaine sérénité, suggérant un sacrifice volontaire. Les corps sont drapés dans des habits blancs, symboles de pureté et d’innocence, contrastant violemment avec la brutalité de la scène.
À droite, un personnage, drapé dans une robe de couleur claire, semble observer la scène avec horreur et compassion. Son geste de main levée exprime une indignation silencieuse, voire une impuissance face à lhorreur qui se déroule. Sa posture suggère quil est témoin de linjustice et de la cruauté.
L’arrière-plan est peuplé dune foule anonyme, une masse indistincte de spectateurs qui observent la scène avec un mélange de curiosité et de peur. Au loin, une ville est visible, ses tours et ses bâtiments s’élevant vers le ciel menaçant. Le ciel lui-même est chargé de nuages sombres, renforçant latmosphère de désespoir et de tragédie.
Au-delà de la représentation littérale d’une exécution, lœuvre semble explorer des thèmes plus profonds. La posture du personnage dominant, son javelot dressé, évoquent une affirmation de pouvoir, une volonté de contrôler et de dominer. Les corps des martyrs, dans leur souffrance et leur innocence, incarnent la résistance et le sacrifice. La foule anonyme, témoin silencieux, représente la passivité et la complaisance face à linjustice. La juxtaposition de ces éléments suggère une critique implicite des abus de pouvoir et une réflexion sur la nature humaine, entre cruauté et compassion. Le choix du format hémisphérique crée une sensation denfermement, comme si le spectateur était lui-même prisonnier de cette scène macabre, contraint d’assister à l’horreur sans pouvoir intervenir.