Part 2 Prado Museum – Goya y Lucientes, Francisco de -- La pradera de San Isidro
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Au centre, une rivière serpente à travers le paysage, et au-delà, s’étend une ville, dont les bâtiments et les flèches d’églises dessinent une silhouette imposante à l’horizon. Une multitude de personnes se déplace sur la rive opposée, formant un flux continu qui s’enfonce dans la perspective. Latmosphère générale est festive, mais une certaine distance se dégage entre le groupe privilégié sur la colline et la foule anonyme au loin.
Lartiste a choisi de représenter un événement populaire, probablement une célébration. Toutefois, le traitement du sujet nest pas exempt de subtilités. La séparation physique entre les classes sociales est palpable : l’élégance et le confort des convives contrastent fortement avec la masse indistincte des personnes qui se déplace au loin. La perspective accentue ce contraste, conférant aux personnes lointaines une dimension presque insignifiante.
On peut y déceler une critique implicite de l’inégalité sociale et de l’indifférence de l’aristocratie face à la vie du peuple. La scène, bien que joyeuse en apparence, révèle une forme de déséquilibre et une tension sous-jacente. Le paysage lui-même, à la fois idyllique et chargé d’une certaine mélancolie, contribue à cette impression de malaise discret. Le ciel, dun bleu pâle, semble presque indifférent à lagitation humaine qui se déroule en contrebas.