Part 2 Prado Museum – Anónimo -- El enano Juan de Portilla (¿?)
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Lhomme porte une tenue sombre, typique de l’époque, composée dun manteau ample, dune chemise à col plat orné de dentelle, et dune veste ajustée. Ses chaussures noires sont robustes. Une petite carte ou un parchemin est visible dans sa poche, et un chapeau est dissimulé, à moitié replié, dans sa main gauche. Son expression est grave, presque mélancolique, avec un regard perçant qui fixe le spectateur. Le visage, marqué par le temps et par ce qui semble être une maladie ou un accident (une déformation notable du nez est visible), témoigne dune vie probablement difficile.
Le décor en arrière-plan, bien que flou, révèle une architecture typiquement espagnole, avec une fontaine élaborée au centre d’une cour rectangulaire entourée de bâtiments à plusieurs étages. Le contraste entre la petitesse du sujet et l’ampleur du décor est frappant et souligne peut-être sa marginalité, sa position sociale particulière. Lensemble de la composition suggère une certaine solennité et un caractère intime.
Il est possible d’y déceler une réflexion sur la condition humaine, sur les apparences et les préjugés. La posture du sujet, bien que droite et digne, trahit une certaine vulnérabilité. Le chapeau, à demi caché, pourrait symboliser une volonté de se dissimuler, ou au contraire, une tentative de maintenir une certaine dignité malgré son apparence physique. La carte ou le parchemin dans sa poche, objet de communication et de savoir, pourrait indiquer un rôle, une fonction, qui dépasse sa petite taille.
L’atmosphère générale est empreinte de silence et de contemplation. Le tableau ne cherche pas à flatter le modèle, mais plutôt à en révéler la complexité et la profondeur, au-delà des conventions sociales de lépoque. On ressent une certaine tristesse, mais aussi une force intérieure.