Part 2 Prado Museum – Goya y Lucientes, Francisco de -- La Romería de San Isidro
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Lœuvre se déploie en un format horizontal ample, offrant une vue panoramique sur une scène de pèlerinage. Devant un arrière-plan montagneux et un ciel voilé, une foule compacte et variée se presse sur un chemin sinueux. On distingue immédiatement une accumulation de figures humaines, rendant difficile lidentification individuelle, mais révélant une atmosphère de mouvement et de dynamisme.
L’organisation spatiale est particulièrement intéressante. Un groupe central, plus dense, attire le regard : il est composé dhommes, de femmes et denfants, vêtus de tenues traditionnelles, certains portant des chapeaux et des foulards. La présence dun prêtre et dune figure féminine portant un enfant suggère un contexte religieux, vraisemblablement une procession. À lextrémité droite du tableau, une autre assemblée se détache, moins ordonnée, avec des personnages semblant observer le spectacle.
La palette chromatique est dominée par des tons sépia, terreux et grisâtres, créant une atmosphère mélancolique et légèrement sombre. Toutefois, quelques touches de couleurs vives, notamment dans les costumes, apportent une note de contraste et danimation. La lumière, diffuse et peu définie, contribue à lambiguïté de la scène, suggérant un jour nuageux ou brumeux.
Au-delà de la description factuelle, l’œuvre laisse entrevoir plusieurs subtexts. L’agglomération de la foule pourrait symboliser la force collective et la tradition, mais aussi luniformité et la perte dindividualité. Le regard des spectateurs, en périphérie, pourrait suggérer un détachement critique, voire un cynisme face à la ferveur religieuse. Latmosphère générale, empreinte dune certaine tristesse, laisse planer un doute quant à la sincérité ou à la joie des participants.
Il est également notable que le paysage, bien que présent, reste en retrait, comme un décor secondaire par rapport à l’action humaine. Cela accentue l’impression que le tableau s’intéresse davantage aux relations sociales et psychologiques des personnages qu’à la description du lieu. Labsence de clarté dans le traitement de la lumière et des formes renforce ce sentiment dambiguïté et dincertitude. La composition globale évoque, plus qu’une célébration joyeuse, une sorte de rituel solennel, voire oppressant, où l’individu est absorbé par la masse.