Part 2 Prado Museum – Goya y Lucientes, Francisco de -- Los leñadores
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L’œuvre présente un groupe de bûcherons en pleine action, pris dans un paysage montagneux. Au premier plan, un homme, dominant la composition par sa stature et sa position, est en train de frapper un arbre avec un marteau. Son regard, tourné vers le spectateur, est à la fois intense et interrogateur. Il porte des vêtements dune facture simple, mais de couleur vive – un gilet jaune, des pantalons ocre – qui le font ressortir du fond sombre. Son corps est tendu, témoignant de leffort physique qu’il fournit.
Plus bas, un autre bûcheron, plus jeune, s’affaire lui aussi avec une hache. Son expression est concentrée, presque déterminée. On distingue également, en partie dissimulé par les branches, un homme à terre, apparemment blessé ou épuisé. Sa posture suggère la vulnérabilité et lépuisement face à la tâche ardue.
L’arbre, massif et noueux, occupe une place centrale dans la composition, symbolisant peut-être la force brute de la nature et la lutte de lhomme pour la maîtriser. Les branches, dénudées et tortueuses, pointent vers le ciel bleu, créant un contraste saisissant avec la terre sombre et accidentée.
Le paysage qui sétend en arrière-plan est réduit à lessentiel, avec des montagnes vagues et indistinctes. Cette simplification contribue à isoler les figures au premier plan et à renforcer limpression dune lutte solitaire.
On peut déceler, au-delà de la simple représentation d’un travail manuel, une réflexion sur la condition humaine. La scène évoque la difficulté de la vie, les combats physiques et moraux auxquels lhomme est confronté. Lhomme blessé au sol pourrait symboliser les conséquences de cette lutte, les pertes et les sacrifices nécessaires pour survivre. Le regard intense du bûcheron principal suggère une interrogation sur le sens de cet effort incessant, sur la vanité peut-être de la domination de la nature. La juxtaposition des couleurs vives et des tons sombres crée une tension visuelle qui renforce cette ambivalence. Lensemble laisse transparaître une mélancolie discrète, une conscience aigüe de la précarité de lexistence.