Part 2 Prado Museum – Rizi, Francisco -- Profanación de un crucifijo (Familia de herejes azotando un crucifijo)
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Le groupe, composé dhommes aux visages sombres et aux attitudes agressives, semble uni dans son dessein. La diversité des âges est notable : on distingue des jeunes hommes aux traits encore juvéniles côtoyant des figures plus mûres, renforçant limpression dune transmission dune idéologie haineuse, dune tradition de déni. Lexpression de certains est concentrée, presque fiévreuse, tandis que dautres semblent se complaire dans la sauvagerie de lacte.
À lavant-plan, une figure féminine, âgée et vêtue dune sorte de capuchon, observe la scène, assise sur un banc. Son regard, à la fois inquiet et résigné, suggère une appartenance au groupe, une complicité, mais aussi peut-être un désespoir silencieux. Elle semble être la matriarche de cette famille, témoin et possible instigatrice de loutrage.
Larrière-plan est volontairement obscur, ne laissant entrevoir que des fragments de murs et dobjets, renforçant limpression dun espace clos et oppressant. Cette absence de profondeur contribue à concentrer lattention du spectateur sur laction centrale, sur la violence et la haine qui sen dégagent.
Le jeu dombre et de lumière, typique dun certain style artistique, accentue le caractère dramatique de la scène. Les visages sont éclairés de manière théâtrale, soulignant leurs expressions de rage et de mépris. Le contraste entre les zones sombres et les zones lumineuses crée une tension visuelle qui renforce limpact émotionnel de lœuvre.
Lœuvre laisse entrevoir plusieurs subtexts. Il ne sagit pas seulement dune profanation religieuse, mais aussi dune expression de rébellion contre lautorité, dun rejet de lordre établi. La violence est ici un moyen daffirmer son identité, de marquer sa différence et de défier la norme. La figure de la femme âgée, silencieuse et observatrice, pourrait symboliser la transmission de cette rébellion de génération en génération. Enfin, la profanation du crucifix, symbole central du christianisme, peut être interprétée comme une attaque contre la foi elle-même, une tentative de la détruire en attaquant son objet le plus sacré. L’ensemble suggère une atmosphère de conspiration et de déliquescence morale.