Roerich N.K. – Lesovik. The fright. Miracle forestry
Emplacement: Nicholas Roerich Museum of the United States. New York
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
La facture est nerveuse, presque brutale. Les traits sont rapides, énergiques, suggérant un élan créatif spontané. Il ny a pas de recherche de détails minutieux; plutôt, lattention est portée sur lexpression générale de la forêt, son caractère sauvage et indomptable. Les contours sont imprécis, flous, contribuant à limpression dune nature en mouvement, changeante.
Linscription au sommet, Лёсовнкъ. Кикимора (Lesovik. Kikimora), laisse entrevoir un contexte mythologique ou folklorique. Ces noms désignent des esprits de la forêt, figures de la mythologie slave, souvent associées à des forces obscures ou maléfiques. On sent une présence, une menace latente dans cette forêt.
En bas, linscription Чудо львсное (Miracle forestier) semble paradoxale au regard de la représentation générale. Cependant, elle peut être interprétée comme une référence à la résilience de la nature, à sa capacité à renaître malgré les épreuves. Le miracle réside peut-être dans la survie, dans lémergence de la vie au sein de cette forêt sombre et menaçante.
Le tableau ne se contente pas de représenter un paysage; il semble vouloir exprimer une relation complexe entre lhomme et la nature, une relation à la fois d’attirance et de crainte. La forêt, loin d’être un lieu idyllique, apparaît comme un espace ambivalent, empli de mystère et de danger, mais aussi porteur d’une force vitale indéfectible. Lensemble suggère une méditation sur les forces primaires, les cycles de la vie et de la mort, et la présence persistante du surnaturel dans le monde qui nous entoure.