Thierry Poncelet – dog portraits nadia borovinka
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On observe un portrait singulier, mettant en scène un chien de race Cavalier King Charles Spaniel. L’animal est positionné frontalement, occupant presque la totalité de lespace pictural. Le fond sombre, presque noir, isole radicalement la figure, accentuant son statut de sujet principal.
L’élément le plus frappant est sans conteste le costume porté par le chien. Il s’agit d’une sorte de cape ou de voile blanc, drapé avec une attention particulière aux plis et aux volumes, évoquant une tenue d’époque, probablement du XVIIIe siècle. Un chapeau assorti, également en tissu blanc, couronne la tête de l’animal, complétant cet ensemble théâtral. La présence de ce costume, incongru dans le contexte dun portrait canin, est au cœur de la signification de l’œuvre.
L’expression du chien est ambivalente. Son regard fixe et légèrement renfrogné, combiné à une expression générale de dignité, pourrait être interprétée comme une tentative de sérieux, voire de grandeur, contrastant fortement avec l’absurdité de la situation. Cette juxtaposition suggère une parodie subtile de la noblesse et des conventions du portrait officiel.
Le tableau semble jouer sur l’humour et l’ironie. Il interroge la notion de représentation et de statut social. En attribuant à un animal des attributs traditionnellement associés à laristocratie humaine, l’artiste soulève des questions sur la hiérarchie et la valeur que nous accordons aux différentes formes de vie. On décèle une forme de subversion, où le familier (le chien domestique) est élevé au rang de figure solennelle et pompeuse.
La technique picturale, avec ses textures riches et son rendu réaliste du pelage et des tissus, renforce leffet de trompe-lœil. Lillusion est parfaite : on est presque tenté de croire quil sagit dun portrait dune personne de la noblesse. Cette illusion, brisée par la nature du sujet, intensifie le caractère humoristique et satirique de lœuvre.
En somme, le tableau est une réflexion ludique sur les codes du portrait, la représentation du pouvoir et la place de lanimal dans la société. Il invite le spectateur à s’interroger sur les conventions artistiques et les normes sociales, tout en suscitant un sourire.