Dick van Baburen – Beggar
Emplacement: Borghese gallery, Rome (Galleria Borghese).
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Lartiste a choisi une composition verticale, accentuant la fragilité et la verticalité de la figure. Le regard de lhomme, baissé et légèrement voilé, suggère une résignation profonde, voire un certain désespoir. Ses traits sont marqués par le temps, la souffrance et les aléas de la vie. On note les rides profondes creusées autour des yeux et de la bouche, témoignant dune existence difficile. La barbe, grise et hirsute, ajoute à son aspect délabré et renforce son image de marginalité.
Lensemble de la palette chromatique est dominé par des tons sombres et terreux : bruns, gris et noirs, contribuant à latmosphère de tristesse et de désolation. Quelques touches de lumière, subtiles et localisées, soulignent les plis de ses vêtements et mettent en valeur le relief de son visage. Léclairage, provenant dune source unique et non identifiable, crée un fort contraste entre les zones éclairées et les zones dombre, accentuant ainsi le caractère dramatique de la scène. L’arrière-plan sombre et indéfini semble absorber la figure, la coupant du monde extérieur.
Les mains de lhomme, visiblement noueuses et abîmées, sont tendues vers le spectateur, comme si elles sollicitaient une aide, une charité. Cependant, ce geste nest pas suppliant au sens strict ; il suggère plutôt une forme de vulnérabilité, une acceptation de sa condition. Labsence de tout objet matériel, hormis les vêtements usés, souligne létat de pauvreté extrême du personnage.
Au-delà de la simple représentation dun mendiant, lœuvre semble interroger la condition humaine, la fragilité de lexistence et lindifférence du monde face à la souffrance. Elle pourrait être interprétée comme une allégorie de la pauvreté, mais aussi comme une méditation sur la mortalité et la vanité des choses terrestres. Le portrait invite à une réflexion sur la compassion et la nécessité de l’empathie envers ceux qui sont dans le besoin. On perçoit en filigrane une critique sociale implicite, un questionnement sur les inégalités et les injustices.