Helmer Osslund – Preliminary study for Autumn
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’œil est immédiatement attiré par l’horizontalité prononcée de la composition. On perçoit un paysage vaste, dominé par une chaîne de montagnes imposante qui sétire sur toute la largeur du tableau. Ces montagnes, dun bleu violacé profond, semblent surgir dune brume épaisse, créant une impression de distance et de mystère. Des touches de blanc, subtiles, suggèrent la présence de neige persistante sur leurs sommets.
Au premier plan, la terre se révèle par une palette de tons ocre et verdâtres. Des conifères, denses et sombres, ponctuent le paysage, servant de repères visuels et apportant une verticalité contrastante à lhorizontalité générale. Ces arbres semblent se dresser comme des sentinelles face à limmensité de la nature.
Une zone intermédiaire, de couleur jaune orangé, crée une sorte de plateau ou de zone de transition entre les montagnes et le premier plan. Cette zone, floue et indistincte, ajoute une dimension atmosphérique à la scène, renforçant le sentiment déloignement. On remarque également des formes géométriques, rappelant peut-être des structures humaines, mais elles sont intégrées avec discrétion dans le paysage, à peine perceptibles, et ne viennent pas à troubler la sérénité ambiante.
Lartiste semble moins intéressé par la représentation fidèle du réel que par la suggestion dune atmosphère particulière. La palette de couleurs, restreinte et harmonieuse, contribue à créer une ambiance mélancolique et contemplative. Labsence de figures humaines renforce cette impression disolement et de solitude face à la grandeur de la nature.
On pourrait interpréter cette œuvre comme une méditation sur le temps qui passe, sur la fragilité de lexistence humaine face à limmensité du monde. La brume, la distance, la palette de couleurs automnales (bien que subtile) évoquent une certaine nostalgie et la fuite du temps. Le paysage devient alors un miroir de lâme, un espace de réflexion et de contemplation. Il y a une tension palpable entre la force des montagnes et la fragilité des éléments au premier plan, suggérant un équilibre précaire entre la permanence et le changement.