Helmer Osslund – Autumn, Nordingrå
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
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Ici, nous contemplons un paysage automnal dominé par une palette de bruns, ocres et gris, déclinant dans des tons sourds et mélancoliques. Lœil est immédiatement attiré par le cours deau sinueux qui serpente à travers la vallée, sa surface reflétant, avec une certaine immatérialité, les arbres et le ciel. Ce reflet, loin dêtre une simple duplication, semble amplifier le sentiment dintrospection et de mystère qui émane de lensemble.
Le premier plan est structuré par les arbres, dont les troncs clairsemés, dressés le long des bords, encadrent la scène. On observe une certaine absence de vie dans ces arbres, leurs branches dénudées suggérant une finitude, une résignation face au passage du temps. La végétation, quoique dense, est rendue avec une certaine imprécision, presque comme une masse informe, contribuant à latmosphère de solitude et disolement.
Au centre, la vallée sétend, baignée dans une lumière crépusculaire, diffuse et blafarde. Lhorizon, flou et indistinct, se fond dans une bande sombre où les couleurs se neutralisent. Cette absence de point focal clair, conjuguée à labsence de figures humaines, renforce le sentiment d’abandon et de contemplation solitaire.
Lutilisation de la couleur est particulièrement significative. Le manque de couleurs vives, presque labsence de rouge ou de jaune, accentue la tristesse et la mélancolie du tableau. Les bruns et les gris dominants évoquent la décomposition, le déclin, la fin dun cycle. On perçoit une intention de traduire non seulement un paysage visuel, mais aussi un état d’âme, un ressenti de perte et de désolation.
Sous la surface de la représentation paysagère, on décèle un questionnement sur la nature éphémère de la vie, linéluctabilité du changement et la fragilité de lexistence. Labsence de chemin ou de sentier suggère une absence de direction, une errance intérieure. Lensemble dégage une ambiance empreinte de silence et de réflexion, invitant le spectateur à une méditation sur le temps qui passe et la beauté austère de la nature en automne. Lœuvre, plus quune simple description dun lieu, semble donc être une allégorie de la condition humaine face à léternité.