Lucien Coutaud – #20962
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Au premier plan, la végétation semble prendre une forme distordue, angulaire et presque agressive. Des tiges élancées, dun vert bleuté, montent vers le ciel, mais cest la présence récurrente dyeux – stylisés et intégrés à la structure même des plantes – qui captive immédiatement le regard. Ces yeux, placés de manière aléatoire mais stratégique, suggèrent une surveillance omniprésente, une conscience collective ou, inversement, une folie généralisée.
Au pied de cette végétation étrange, des formes sculpturales, aux contours arrondis et aux teintes violacées et bleuâtres, reposent sur un sol fragmenté, composé de blocs géométriques. Ces formes semblent à la fois organiques et artificielles, comme des vestiges dun monde oublié ou des créations dune civilisation inconnue. Leur position prostrée évoque labandon, la vulnérabilité, voire la défaite.
L’ensemble de la composition est caractérisé par une absence de profondeur conventionnelle. Les plans se superposent, créant une impression d’enfermement et doppression. La palette de couleurs, restreinte et saturée, renforce le caractère angoissant de l’œuvre.
L’on peut supposer que lartiste explore des thèmes complexes liés à la perception, la vigilance et la perte d’identité. La présence des yeux, omniprésents et inexpressifs, laisse entrevoir une critique de la surveillance, de la conformité ou, peut-être, d’une forme de paranoïa collective. Le paysage déformé et les formes sculpturales énigmatiques suggèrent une rupture avec la réalité, un voyage dans un univers intérieur où les règles de la logique et de la perspective ne s’appliquent plus. En définitive, cette toile invite à une méditation sur les limites de la perception humaine et les dangers de laliénation.