John Ferneley – E The Marriott Family
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Lœuvre nous présente une scène familiale en plein air, dune facture assez particulière. Un chemin de terre, légèrement pentu, sert de décor à un groupe de personnages, vraisemblablement une famille, réunis autour dun âne. Le cadrage est large, ouvrant sur un paysage vallonné à droite, parsemé de quelques arbres et laissant entrevoir un horizon lointain, flou et brumeux.
Lattention est immédiatement attirée par lâne, figure centrale de la composition. Il est monté par une femme, vêtue dune robe rouge qui tranche avec les tons terreux du reste de lœuvre. Elle semble guider les deux jeunes enfants, jumeaux, qui sont assis devant elle. Leurs tenues sont délicates, presque théâtrales, soulignant leur statut privilégié.
À gauche, deux garçons, probablement les aînés de la famille, sont assis sur le sol. Lun deux est en train de caresser un chien, suggérant un lien affectueux et une certaine innocence. Lautre, plus jeune, observe la scène avec une expression indéchiffrable, peut-être une pointe de mélancolie ou dennui. Un homme, portant un chapeau haut, est assis sur lâne, à côté de la femme. Son attitude, un peu distante, laisse entrevoir une certaine formalité, voire une rigidité sociale.
Lensemble de la palette est dominé par des couleurs chaudes : ocres, bruns, roux, créant une atmosphère à la fois bucolique et un peu pesante. La lumière, diffuse et uniforme, contribue à laspect général de la scène, à la fois intime et solennelle.
Au-delà de la simple représentation dune famille, lœuvre semble interroger les rapports hiérarchiques et les conventions sociales de lépoque. La présence de lâne, animal de bât, peut être interprétée comme un symbole de la condition sociale de la famille, oscillant entre laristocratie et la bourgeoisie montante. Les poses des personnages, souvent figées et peu naturelles, renvoient à liconographie des portraits officiels, soulignant le désir de légitimer leur statut et leur appartenance à un certain ordre social. Le paysage, bien que bucolique, est aussi un peu artificiel, comme un décor théâtral mis en place pour loccasion.
Il est possible de déceler une certaine ambiguïté dans lœuvre. Le sourire absent de la femme, le regard mélancolique de lun des garçons, la distance entre les différents membres de la famille, laissent entrevoir des tensions sous-jacentes, des non-dits qui viennent nuancer limage idyllique dune famille unie. Il ne s’agit donc pas seulement d’un portrait de famille, mais d’une réflexion sur la société et les conventions qui la régissent.