Samuel Collings – Frost on the Thames
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Lœuvre nous offre une vision dun paysage urbain inhabituel : la rivière, habituellement fluide, est transformée en une vaste étendue gelée. On perçoit immédiatement une atmosphère particulière, empreinte dune quiétude hivernale teintée dune légère mélancolie. Le ciel est voilé, dun gris bleuté uniforme qui se fond dans le paysage. Cette uniformité chromatique contribue à limpression générale de froideur et dimmobilité.
En premier plan, la surface glacée est animée par une foule diversifiée. On y distingue des individus de toutes sortes, allant des familles se promenant aux groupes damis samusant, en passant par des personnes plus modestes transportant des marchandises. Les attitudes sont variées : certains glissent joyeusement, dautres se tiennent debout, observant le spectacle, tandis que dautres encore semblent saffairer à leurs occupations, malgré le froid. La présence dun vendeur, identifiable à sa tente rouge et blanche, et de transporteurs utilisant un bourdon pour déplacer des marchandises sur la glace, suggère une activité économique qui continue, même dans des conditions exceptionnelles.
Au fond, le paysage urbain se dessine à travers la brume : silhouettes de bâtiments, déglises et de mâts de navires. Cette ligne dhorizon lointaine, à peine perceptible, situe laction dans un contexte urbain, probablement celui dune capitale importante. La perspective est légèrement floue, ce qui accentue le sentiment de distance et de mystère.
Lœuvre semble explorer la capacité de lenvironnement à se transformer, et la manière dont la vie humaine sadapte à ces changements. Lévénement inhabituel du gel de la rivière devient le point de convergence dune multitude dhistoires individuelles. On devine une réflexion sur le temps qui passe, sur léphémère et sur la fragilité de lordre établi. La scène, bien que joyeuse en apparence, porte en elle une certaine nostalgie, la conscience que cet état exceptionnel est transitoire. L’absence de détails précis sur les individus laisse place à une certaine universalité, offrant une méditation sur la condition humaine face aux aléas du climat et de la vie.