Frederick Carl Frieseke – portrait of madame gely no 1 (on the couch) c1907
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Le divan lui-même est un élément essentiel. Son design, avec un mélange de motifs floraux et de rayures verticales, témoigne dune opulence discrète. La structure imposante, et la disposition de la femme sur celle-ci, suggèrent une certaine aisance matérielle, un confort privilégié.
Larrière-plan est composé dun ensemble de rideaux à rayures verticales, dans des tons de rouge et de crème. Ces rayures, verticales elles aussi, contribuent à lambiance feutrée et intimiste de la scène. Elles créent une sensation denfermement, de retrait du monde extérieur. Lobscurité de la partie supérieure de la toile, au-dessus des rideaux, accentue cette impression disolement.
La palette de couleurs est dominée par des tons chauds : le rose orangé de la robe, le rouge des rideaux, le brun du bois du divan. Ces couleurs contribuent à une atmosphère intime et légèrement sensuelle. Cependant, la douceur de léclairage et lexpression du visage de la femme tempèrent cette sensualité, la teintent dune certaine tristesse, dune rêverie contemplative.
On perçoit dans cette œuvre une tentative de saisir un instant de vie privée, un moment de calme et de repos. L’artiste ne cherche pas à glorifier son modèle, mais plutôt à rendre sa fragilité, sa solitude intérieure. La pose de la femme, le regard absent, le silence qui semble émaner de la toile, tout concourt à créer une atmosphère de mystère et de contemplation. Il y a une suggestion de mélancolie, une sorte de détresse silencieuse, qui se cache derrière cette apparente indolence. La femme semble absorbée par ses propres pensées, perdue dans un monde intérieur inaccessible. On peut y déceler une interrogation sur le statut de la femme à l’époque, sur sa condition de femme mariée, confinée dans un rôle domestique et privée de liberté.