Godofredo Ortega Munoz – CA2NC9QN
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Le ciel, d’un gris bleuté prononcé, occupe une place prépondérante dans la composition. Il est rendu par des nuages lourds, presque menaçants, qui contribuent à une atmosphère sombre et mélancolique. Cette dominance céleste accentue le sentiment d’enfermement que dégagent les bâtiments, comme si la ville était écrasée sous le poids du firmament.
Labsence de figures humaines est notable. La rue est déserte, figée dans un silence palpable. Cette absence renforce limpression dabandon, voire de désolation. Les seuls éléments qui rompent avec cette monotonie sont les quelques ouvertures, architraves de portes et fenêtres, qui offrent des aperçus sur l’intérieur des bâtiments. Ces profondeurs obscures invitent à limagination, laissant entrevoir des espaces inconnus, chargés de mystère.
Le sol, pavé ou en pierre, est également sombre, presque indistinct, et se fond dans lensemble de la palette terne. On perçoit une légère perspective, qui conduit le regard vers le fond de la rue, mais cette perspective est brisée par la composition fragmentée et les masses sombres.
Lensemble de lœuvre évoque un sentiment de solitude et de perte. On pourrait y lire une méditation sur le passage du temps, la fragilité des constructions humaines face aux éléments, et la vacuité dun espace urbain dénué de vie. La palette de couleurs restreinte et latmosphère pesante suggèrent une réflexion sur la condition humaine, peut-être marquée par la nostalgie ou le désespoir. Lartiste semble vouloir capturer lessence dun lieu oublié, figé dans un état de décrépitude poétique.