Pavel Filonov – #15074
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Un premier regard met en évidence une multitude de figures humaines, fragmentées et déformées, emprisonnées dans une composition dense et oppressante. Leurs visages, souvent à demi cachés ou réduits à des expressions de douleur et de terreur, suggèrent un sentiment dangoisse collective. Les corps sont contorsionnés, les membres semblent sétendre dans des directions impossibles, renforçant limpression de mouvement chaotique et de perte de contrôle.
Au centre de la composition, une forme verdâtre, indistincte, pourrait évoquer un corps ou un amas de débris, accentuant la notion de destruction et de perte. Autour, des structures architecturales, elles aussi déformées et fragmentées, contribuent à l’atmosphère de ruine et de désintégration. Elles ne semblent pas offrir de refuge, mais plutôt participer à l’écroulement général.
Les lignes sont anguleuses, brisées, et le traitement des volumes est cubiste, accentuant le sentiment de fragmentation et de désordre. La perspective est volontairement distordue, contribuant à limpression de confusion et denfermement. Lusage de la lumière est dramatique, accentuant les zones d’ombre et de contraste, et soulignant lintensité des émotions véhiculées.
Au-delà de la représentation dune catastrophe, on perçoit dans cette œuvre une réflexion sur la condition humaine face à la violence et à la destruction. Labsence de repères clairs, la fragmentation des formes et la confusion des plans invitent le spectateur à une méditation sur la fragilité de lexistence et la brutalité du monde. La densité de la composition, la superposition des figures et des objets, suggèrent lidée dune foule accablée par un événement traumatisant, une expérience collective de souffrance et de perte. Il se dégage une aura de désespoir et de résignation, mais aussi une possible, quoique faible, lueur de résistance, perceptible dans certaines figures qui semblent encore lutter, malgré le chaos environnant.