Roerich N.K. – Glacier # 143
Emplacement: Art Gallery of Nicholas Roerich. India.Naggar
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On observe ici un paysage montagneux, caractérisé par une simplification géométrique et une palette chromatique restreinte. Le ciel, dune teinte ocre-grisâtre, occupe une portion significative de la toile, créant une atmosphère diffuse et légèrement mélancolique. Une forme vaporeuse, blanche et indistincte, flotte au-dessus, évoquant peut-être un nuage ou un phénomène atmosphérique plus éthéré.
La masse principale de la composition est constituée dune chaîne de montagnes stylisées. Ces sommets, définis par des lignes angulaires et des aplats de couleurs vives – un bleu profond contrastant avec des zones blanches et grisées – semblent sélever abruptement dun terrain dune teinte marron-rougeâtre. Cette dernière, plus sombre et saturée, suggère une base rocheuse ou un sol aride.
Un glacier, représenté par une étendue de bleu clair et de blanc, sétend au pied des montagnes, en bas à droite. Sa surface semble lisse et uniforme, dénotant une fragilité et une immobilité particulières.
L’absence de détails naturalistes et la réduction des formes à des éléments géométriques suggèrent une intention de transcender la réalité observable. Lœuvre ne cherche pas à reproduire fidèlement un paysage, mais plutôt à en exprimer lessence, en mettant laccent sur la structure et la couleur.
On peut y déceler une certaine tension entre la verticalité des montagnes et lhorizontalité du glacier, entre la puissance brute de la nature et la fragilité de ses éléments. Le contraste entre les couleurs froides (bleu, blanc) et les couleurs chaudes (marron, ocre) renforce cette dualité.
La composition, bien que dépouillée, possède une certaine harmonie et un équilibre visuel. Les aplats de couleurs, bien que contrastés, s’articulent de manière cohérente, créant une impression de calme et de contemplation. On peut interpréter cette œuvre comme une méditation sur la nature, sa grandeur et sa vulnérabilité, et sur la manière dont lartiste perçoit et interprète le monde qui lentoure. La simplification des formes pourrait également évoquer une réflexion sur la permanence et léphémère, l’immensité du temps géologique face à la précarité de lexistence.