Roerich N.K. – Tibet. Convent gelukpa # 172
Emplacement: Nicholas Roerich Museum of the United States. New York
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On observe un paysage montagneux, dominé par une construction imposante perchée sur un promontoire rocheux. Cette structure, de couleur blanche avec un toit rouge vif, semble être un monastère, ou un autre lieu de culte, compte tenu de son architecture typique et de son emplacement isolé. Le bâtiment est flanqué de remparts, ce qui accentue son caractère défensif et renvoie à une certaine idée de refuge, disolement.
L’arrière-plan est constitué dune chaîne de montagnes lointaines, baignées dans une lumière ambrée et rosée. Ces montagnes sestompent dans la brume, créant une impression de distance et de mystère. Un autre édifice, plus petit et plus discret, se dresse également sur l’une des collines, suggérant la présence dautres lieux spirituels dans ce paysage.
La palette de couleurs est limitée mais expressive : des tons chauds dorange et de rouge se mêlent à des bleus profonds et à des ocres terreux. Cette gamme chromatique contribue à une atmosphère à la fois sereine et mélancolique. La lumière, diffuse et chaude, enveloppe la scène dune aura particulière, évoquant peut-être le crépuscule ou laube.
Le traitement des formes est anguleux et simplifié. Les montagnes sont représentées par des blocs géométriques, et les contours des bâtiments sont nets et précis. Cette simplification des formes renforce limpression de distance et de monumentalité.
L’œuvre suggère une contemplation du sacré, un voyage intérieur à travers un paysage spirituel. Lisolement du monastère, la majesté des montagnes, et la lumière particulière qui les baigne, invitent à la méditation et à la réflexion sur la condition humaine. On décèle une certaine mélancolie, mais aussi une paix profonde, qui émane de cette scène isolée et intemporelle. La perspective, bien que présente, est secondaire face à l’expression de lambiance générale.