Lisbeth Zwergert – Aw 012 I Like What I Get LisbethZwergert sqs
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Latmosphère générale est empreinte dune certaine formalité, accentuée par la disposition soignée de la vaisselle : tasses, théières, verres à jus d’orange. Le lapin, au centre de l’attention, manipule une cuillère dans une tasse, l’air concentré, comme s’il participait à une conversation ou à un rituel. Cette centralité du lapin est notable et suscite linterrogation. Est-ce une métaphore de létrange, de linattendu intégré au quotidien ?
Les visages des personnages sont remarquables. Celui de lhomme âgé est à la fois sévère et distrait, son regard fuyant. La jeune fille, elle, affiche une expression neutre, presque impassible, qui contraste avec lambiance absurde de la situation. On perçoit une distance, une sorte dobservation froide.
Larrière-plan, constitué dun escalier étroit et de murs blanchis, renforce le sentiment de confinement et de solitude. Labsence de fenêtre laisse deviner un espace clos, intériorisé, où les règles habituelles semblent suspendues.
Il est possible de percevoir dans cette scène plusieurs niveaux de lecture. L’association inattendue d’animaux et d’humains à table pourrait évoquer une critique implicite des conventions sociales et de la rigidité des habitudes. La présence du chat, plus réaliste que le lapin anthropomorphisé, pourrait symboliser le retour au naturel, à l’instinct, face à un monde artificiel.
L’œuvre ne se veut pas une simple illustration ; elle offre une invitation à l’interprétation, à la déconstruction des codes et des attentes. Elle suggère une interrogation sur le rapport à l’autre, sur la normalité et l’étrangeté, sur la place de l’individu dans un monde qui semble parfois déréglé. Le tableau laisse planer une tension subtile, une inquiétude latente, qui échappent à une lecture superficielle.