Franz Marc – 1912 Deer in the Woods II
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Le regard est attiré par une figure centrale, qui semble être celle dun cerf. Cependant, celle-ci nest pas présentée de manière conventionnelle. Elle est suggérée par des aplats de couleur, un jaune ocre dominant, qui la distinguent du fond sans pour autant la définir clairement. Lanimal est en mouvement, son corps est esquissé dans une posture de fuite ou dobservation furtive.
L’arrière-plan est constitué dune superposition de plans colorés, délimités par des contours incertains et des juxtapositions audacieuses. Le rouge orangé et le violet se répondent, créant une ambiance à la fois chaleureuse et mélancolique. Des touches de vert, probablement représentant la végétation, parsèment le tableau, mais elles ne contribuent pas à une impression de profondeur ou de perspective traditionnelle. Au lieu de cela, elles se fondent dans l’ensemble, accentuant la sensation de fragmentation.
L’absence de perspective conventionnelle et la déconstruction des formes laissent entrevoir une exploration de la subjectivité de lartiste. Lœuvre ne cherche pas à imiter la réalité, mais à la transformer, à la transcender par lexpression de sensations et démotions. On peut y lire une méditation sur la nature, non pas comme un lieu de repos et de contemplation, mais comme un espace mystérieux et instable, où la présence de lanimal sauvage est à la fois menaçante et fascinante.
La composition, volontairement déséquilibrée, renforce cette impression dinstabilité. Les éléments sont disposés de manière apparemment aléatoire, mais cette disposition crée une tension visuelle qui maintient l’attention du spectateur. Il se dégage un sentiment dinquiétude, d’une nature sauvage qui se révèle à nos yeux de manière fragmentaire et incertaine. Le noir, omniprésent dans les contours et les zones dombre, contribue à cette atmosphère pesante et énigmatique.