William Edward Webb – Euphrates
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
À lavant-plan, deux figures masculines accompagnent léquipier. Lun, élégamment attiré dun habit sombre et dun haut-de-forme, se tient debout, appuyé sur une canne, et observe la scène avec une expression attentive, presque détachée. Lautre, accroupi, semble soccuper du cheval, peut-être en ajustant son équipement ou en lui offrant un soin attentif. Son accroupissement, son expression concentrée, suggèrent une familiarité avec lanimal.
Le paysage en arrière-plan est vaste et légèrement flou, dénotant une impression de distance et dimmensité. Une étendue dherbe verte se fond dans un horizon lointain où lon distingue des silhouettes humaines et des bâtiments, peut-être un hippodrome ou un village. Le ciel, nuageux et changeant, contribue à latmosphère générale de calme et dattente.
L’ensemble de la composition suggère une pause, un moment de préparation avant la course proprement dite. Lattention portée aux détails vestimentaires, notamment l’élégance de l’homme en haut-de-forme, introduit une dimension de statut social et de privilège. La posture du jockey, à la fois déterminée et vulnérable, évoque l’équilibre délicat entre lhomme et lanimal, entre la maîtrise et la dépendance.
On décèle dans cette peinture une subtile tension entre la noblesse de la scène et la réalité du travail équin. La lumière, bien que douce, met en évidence la musculature du cheval, rappelant sa force brute et son potentiel. Labsence de dramatisation excessive laisse place à une contemplation silencieuse, invitant le spectateur à imaginer le déroulement de la course et les enjeux qui sy attachent. Il y a une certaine mélancolie dans cette scène, une évocation du temps qui passe et de la fragilité de la performance.