Francisco Mateos – ls FranciscoMateos 002 Mural para la Sorbona
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Lœuvre se déploie sur un format horizontal, divisée en deux zones distinctes, quoique liées par une certaine continuité chromatique et thématique. À gauche, une foule dense, presque claustrophobe, se presse autour dun personnage central, dominant par sa stature et son habit. Il porte un chapeau à larges bords, signe de pouvoir ou dautorité, et une tenue sombre, contrastant avec les couleurs plus vives, quoique discrètes, des figures environnantes. On perçoit une agitation, une tension palpable dans ce rassemblement, suggérant une scène de contestation, de revendication ou, potentiellement, de répression. Les visages sont souvent striés par linquiétude, la confusion, voire la peur.
Au centre, un monolithe sombre, presque palpable dans sa densité, s’élève, brisant la perspective et séparant visuellement les deux groupes. Ce volume imposant peut être interprété comme une barrière, un obstacle, une symbolique du pouvoir étouffant. Au pied de ce monolithe, une figure accroupie, nue et vulnérable, semble implorer, se soumettre. Son attitude suggère lhumiliation, la défaite.
La zone de droite présente une atmosphère plus apaisée, bien que marquée par une certaine mélancolie. Des figures, certaines nues, dautres drapées dans des étoffes claires, semblent se rassembler autour dune jeune femme assise, les mains jointes dans une posture de recueillement ou de méditation. Un sentiment de deuil, de résignation, voire despoir fragile émane de cette partie de la fresque. L’association des corps nus, presque sculpturaux, avec le drapé délicat confère à cette zone une dimension à la fois humaine et idéalisée.
La palette de couleurs, dominée par des tons terreux, des ocres, des gris et des bleus sourds, contribue à latmosphère générale de gravité et de contemplation. Labsence de détails précis, la simplification des formes et lutilisation de plans larges créent une impression de monumentalité et de symbolisme.
Les subtexts de cette fresque semblent explorer les thèmes du pouvoir, de loppression, de la résistance et de la résilience. La juxtaposition des deux groupes – la foule agitée et le groupe recueilli – suggère une dialectique entre laction et la contemplation, entre la lutte et la résignation, entre le chaos et lordre. Le monolithe central incarne une force oppressive, mais la présence des figures à sa base et la posture de la femme assise suggèrent une capacité à endurer, à se souvenir et, peut-être, à renaître. Lœuvre, dans son ensemble, propose une réflexion poignante sur la condition humaine face aux aléas du pouvoir et de l’histoire.