Yoshitoshi – 010 Grave Marker Moon Sotoba no tsuki
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Lœuvre nous présente un vieil homme, assis sur un simple coffre en bois, sous la lumière argentée dune lune croissante. Le ciel, dun bleu-gris profond, est dominé par cette lune qui semble irradier une aura presque palpable, éclairant la scène et conférant une atmosphère à la fois mélancolique et sereine. Un palmier solitaire, silhouette sombre et élégante, sélève à droite, accentuant la verticalité du tableau et offrant un contraste saisissant avec la rondeur de la lune.
L’homme, au visage marqué par les rides et parsemé de quelques cheveux blancs épars, est vêtu d’une tunique blanche ornée de motifs complexes. Il tient entre ses doigts, apparemment en train de jouer, un instrument à cordes dont la nature exacte est difficile à déterminer avec certitude, mais qui évoque un instrument traditionnel japonais. Son expression est difficile à déchiffrer totalement, oscillant entre la fatigue et une sorte de contemplation paisible. Il est appuyé sur une canne, signe visible de son âge et de sa fragilité.
Le coffre sur lequel il est assis semble être un objet utilitaire, mais il est aussi décoré dun motif animal, peut-être un lion, dont la couleur vive (bleu et orange) tranche avec la palette de couleurs plus sourdes du reste de la composition. Larrière-plan est constitué dune végétation dense et sombre, suggérant un lieu isolé, peut-être un jardin abandonné ou un cimetière.
La composition, structurée autour de la figure de lhomme et de la lune, suggère des thèmes liés au temps qui passe, à la solitude, à la mémoire et à la fragilité de la vie. Le jeu de lhomme, sous le regard silencieux de la lune, pourrait être interprété comme une offrande, une prière ou simplement une tentative de conjurer la solitude par la musique. La présence de linstrument, la posture de lhomme, et la lumière lunaire créent un ensemble qui évoque la tradition japonaise du mono no aware, la conscience de la transience des choses et la sensibilité à la beauté éphémère. Les inscriptions en calligraphie, bien que non déchiffrables pour un public non averti, renforcent latmosphère poétique et référentielle de lœuvre, la reliant à un contexte culturel et historique précis. On ressent une profonde mélancolie, mais aussi une certaine acceptation du destin.