Carlos Saenz De Tejada – #41601
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On observe ici un dessin en noir et blanc, probablement réalisé à la plume, représentant une scène singulière, pour ne pas dire burlesque. Au centre, une figure masculine, au menton proéminent et au geste théâtral, semble orchestrer une sorte de rituel autour dune structure en forme de diorama. Ce diorama, déployé comme un éventail, présente sur ses panneaux différents personnages stylisés, irradiant chacun dune auréole ou dune sorte de lumière.
Le dessin est encadré par deux figures contrastantes. À gauche, un homme, équipé dun balai, semble effectuer un nettoyage rituel. Son expression est impassible, voire légèrement agacée, créant un contraste saisissant avec l’animation du personnage central et des figures du diorama. À droite, un homme à la barbe touffue, vêtu d’une tunique ample, tient une sorte de bâton et observe la scène avec une concentration intense.
Lécriture manuscrite en bas du dessin, en espagnol, apporte un éclairage essentiel : Gran sesión del transformismo para festejar la llegada del cujon (en el estudio). Cette inscription indique que le dessin est une allégorie, probablement satirique, dune grande session de transformation célébrant l’arrivée d’un objet (le cujon, terme argotique avec une connotation péjorative) dans l’atelier.
Lensemble suggère une critique du monde politique et artistique, où les transformations, les arrivées et les manipulations sont célébrées avec une solennité forcée. Le diorama, avec ses figures idéalisées, pourrait représenter un monde de façade, une représentation théâtrale de la réalité, tandis que les figures périphériques (le balayeur et lobservateur) incarnent un regard plus lucide, voire critique, sur cette mise en scène. Le dessin, par son ton humoristique et son symbolisme alambiqué, invite à une réflexion sur la superficialité des conventions sociales et les mécanismes du pouvoir.