Andrea di Bartolo – The Lamentation
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
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On observe une composition pyramidale, le corps du défunt servant de base, et le crucifix de sommet. Les personnages, nombreux, sarticulent autour de cette structure. Au premier plan, une femme, vêtue dun bleu profond, se tient au-dessus du corps, son visage exprimant une profonde affliction. Elle est entourée d’un cercle de figures féminines et masculines, toutes prises de douleur et de désespoir. Des halos dorés entourent les têtes de plusieurs dentre eux, signalant leur nature sacrée.
À larrière-plan, un paysage rocailleux, constitué de masses sombres et imposantes, encadre la scène. Ce décor, à la fois austère et dramatique, contribue à l’atmosphère de tristesse et de recueillement. Des éléments végétaux, discrètement dessinés au pied du corps, offrent un contraste ténu avec la monumentalité du reste de la composition.
Lartiste a employé une palette de couleurs restreinte, dominée par le bleu, le blanc, le rouge et lor. Le bleu, associé à la Vierge, symbolise la fidélité et la compassion. Le blanc, représentant le corps, évoque la pureté et la fragilité de la vie. Le rouge, présent dans les vêtements de certaines figures, suggère la souffrance et le sacrifice. L’or, utilisé pour les halos et le ciel, symbolise la divinité et l’espoir.
Au-delà de la description littérale dun enterrement, lœuvre explore les thèmes de la perte, du deuil et de la consolation. La posture des personnages, leurs expressions faciales, et la manière dont ils sétreignent les uns aux autres, témoignent de la force des liens humains face à ladversité. L’échelle, en particulier, apporte une dimension ambiguë : elle permet laccès au crucifix, mais elle est aussi un instrument de déposition, marquant la fin dun cycle. L’ensemble suggère une introspection sur la condition humaine, confrontée à la mortalité et à la recherche de sens face à l’inéluctable.