Liechtenstein Museum – Giovanni Paolo Pannini - Capriccio with the most important monuments of ancient Rome
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Ici, nous contemplons une scène grandiose, une vision de Rome antique reconstituée avec une minutie impressionnante. Le regard est immédiatement attiré par la profusion de monuments emblématiques, regroupés de manière à créer une impression de monumentalité et de grandeur passée. Le Colisée, imposant et majestueux, se dresse au centre, dominant le paysage et incarnant la puissance de lEmpire romain. À ses côtés, un obélisque, symbole pharaonique réutilisé par les Romains, accentue le contraste entre les cultures et les époques.
Lartiste a intelligemment disposé des vestiges architecturaux – des colonnades, des arcades, des temples – pour former un décor théâtral et artificiel. Ces éléments, bien que reconnaissables, semblent parfois assemblés de manière arbitraire, créant une sorte de capriccio, un paysage imaginaire basé sur des souvenirs et des fragments de la réalité. On perçoit une volonté de recréer une Rome idéalisée, une Rome éternelle, plutôt quune représentation fidèle de la ville à une époque précise.
Au premier plan, un groupe de figures humaines, apparemment des visiteurs ou des érudits, observe les ruines avec curiosité et fascination. Ils semblent pris dans la contemplation de l’histoire et de la magnificence d’un monde révolu. Ces personnages, de petite taille par rapport à larchitecture environnante, soulignent l’immensité du temps et la fragilité de l’existence humaine face à la grandeur des vestiges antiques.
Le ciel, animé de nuages cotonneux, offre un contraste avec la monumentalité des constructions. La lumière, bien que vive, est diffusée, adoucissant les contours et conférant à la scène une atmosphère à la fois solennelle et paisible.
Plusieurs subtexts se dessinent. On peut y voir une réflexion sur la nature du temps, sur la décrépitude et la conservation de la mémoire. La juxtaposition d’éléments antiques et de personnages contemporains suggère une interrogation sur le rapport entre le passé et le présent, entre la civilisation et la barbarie. Enfin, la composition théâtrale et la mise en scène savante invitent à une méditation sur la nature de la représentation et de la perception. L’œuvre, au-delà de sa valeur documentaire, se révèle être une invitation à la rêverie et à la contemplation de l’histoire.