Beryl Cook – H18 Pianistes
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Les deux femmes, positionnées côte à côte, partagent un clavier dun blanc immaculé. Leurs visages, caractérisés par une absence notable de détails et des expressions neutres, renvoient à une certaine impassibilité, voire à une concentration intense. Leurs corps, enveloppés dans des vêtements aux teintes sobres, semblent se fondre dans lobscurité environnante, mettant laccent sur leurs mains et leurs doigts agiles.
L’attention du spectateur est immédiatement attirée par la répétition des formes : les mains, les doigts, les touches du piano. Cette prolifération de motifs suggère l’idée de l’harmonie, de la coordination, mais également, potentiellement, de l’obsession ou de la mécanique. Les couleurs dominantes – le bleu nuit, le blanc du clavier, et le bleu des vêtements – contribuent à une palette chromatique restreinte, renforçant limpression dune scène intemporelle et isolée.
On peut interpréter cette composition comme une allégorie de la collaboration artistique, de l’échange et de l’influence mutuelle. Labsence de dialogue apparent entre les deux pianistes laisse entrevoir une communication plus subtile, peut-être musicale, qui transcende les mots. On devine un effort commun, une synchronisation presque télépathique, où lindividu se fond dans lensemble pour produire une œuvre collective.
Par ailleurs, la stylisation des visages, presque dépourvus dindividualité, pourrait suggérer une réflexion sur la perte de lidentité au sein du processus créatif, ou une exploration des thèmes de lanonymat et de la performance. L’œuvre invite à une contemplation sur la nature de la création, le rôle des interprètes et l’essence même de la musique.