Beryl Cook – B27 Underwear
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Au centre, une sorte de plateau tournant sert de scène à trois mannequins féminines, chacune arborant une tenue de lingerie délicate. Leurs poses, bien que conventionnelles, semblent dépourvues dauthenticité, presque mécaniques. Elles sont mises en valeur par un éclairage artificiel, accentuant le caractère artificiel de la situation. Une quatrième femme, plus corpulente, habillée dun tailleur strict et portant un sac à main, est positionnée en face du plateau. Son expression impassible et son attitude observatrice suggèrent un rôle de contrôle ou de supervision, peut-être celui dune employée ou dune cliente exigeante.
L’arrière-plan est également riche en détails. On distingue une vitrine présentant une publicité pour une marque de lingerie, Charnos, ainsi que des silhouettes féminines à l’arrière-plan, suggérant une clientèle potentielle. La palette de couleurs est dominée par des tons pastel, contrastant avec l’austérité de la femme en tailleur et renforçant l’impression générale de superficialité.
Les subtexts de cette œuvre résident dans lironie du spectacle et dans la critique implicite du monde de la mode et de la consommation. Le plateau tournant, symbole de la présentation commerciale, transforme les mannequins en objets, réduisant leur corps à de simples marchandises. Lexpression neutre de la femme en tailleur pourrait être interprétée comme une critique de la froideur et du mercantilisme du commerce. La juxtaposition de lélégance de la lingerie et de la banalité du décor accentue le caractère absurde de la scène. Enfin, l’esthétique naïve de la peinture, avec ses contours marqués et ses couleurs vives, contribue à déconstruire les codes de la représentation réaliste et à souligner le caractère artificiel de la mise en scène. L’œuvre, dans son ensemble, propose une réflexion subtile sur la marchandisation du corps féminin et les conventions sociales liées à la beauté et à lapparence.