Kobenhavn National Gallery of Denmark – Kristian Zahrtmann (1843-1917) - The Death of Queen Sophie Amalie
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Nous voici face à une composition dramatique centrée sur le moment de la mort, ou du moins de lagonie, dune figure féminine de haute stature. Une femme, probablement une reine à en juger par l’opulence de ses vêtements et la présence d’un diadème à demi dissimulé, repose dans un lit à baldaquin somptueux. Son visage, marqué par la souffrance et laffaiblissement, est éclairé dune lumière crue, accentuant les traits de fatigue et d’épuisement. Elle semble lutter pour respirer, la tête reposant sur un oreiller de velours rose.
À ses pieds, une silhouette masculine, drapée dans un manteau sombre, se tient agenouillée, le visage baissé en signe de dévotion ou de chagrin. Le geste de la tête, penchée vers la reine, suggère une profonde tristesse et un respect solennel. Latmosphère est lourde de mélancolie et de regret.
L’arrière-plan, volontairement sombre et flou, laisse deviner un intérieur richement décoré. On distingue une table chargée de vaisselle en argent, des coupes et des plats, témoignage de la grandeur passée de la famille royale. Au-dessus de la table, un buste en marbre, possiblement celui du roi, observe la scène avec une impassibilité figée. Cette présence sculpturale contraste avec la fragilité humaine de la reine, soulignant peut-être la nature éphémère de la vie face à la permanence du pouvoir.
Au premier plan, un coffre ouvert déverse un amas dobjets précieux : bijoux, pièces dor, et autres ornements. Cette profusion matérielle, contrastant avec la détresse de la scène, peut être interprétée comme une critique du luxe et de la superficialité de la cour, ou comme une réflexion sur la vanité des possessions terrestres face à la mort. Un chaussure de soie, à côté du coffre, semble abandonnée, presque insignifiante, renforçant limpression de perte et de finitude.
La palette de couleurs, dominée par des tons sombres et riches – des bruns, des noirs, des ors – contribue à lambiance générale de deuil et de solennité. La lumière, focalisée sur le visage de la reine et la silhouette agenouillée, attire lattention du spectateur sur lessentiel : la fragilité de lexistence et la douleur de la séparation. Lensemble évoque une méditation sur la mortalité et les conséquences du pouvoir, laissant planer un sentiment de mystère et de résonance émotionnelle.