Kobenhavn National Gallery of Denmark – Joakim Skovgaard (1856-1933) - Christ in the Realm of the Dead
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L’œuvre déploie un champ visuel d’une ampleur dramatique, divisé en trois zones distinctes mais intimement liées. En haut, une figure centrale, irradiant de lumière, domine la scène. Elle est drapée dune étoffe immaculée, et ses bras sélèvent en un geste doffrande ou de bénédiction. Autour delle, des nuages lumineux suggèrent une sphère céleste, un royaume transcendant.
Au centre, un personnage agenouillé, les bras tendus vers le haut, semble implorer lassistance de la figure illuminée. Son expression, un mélange de supplication et despoir, attire l’attention du spectateur. La composition accentue la vulnérabilité de cet individu face à la puissance divine.
La partie inférieure de la scène est sombre et inquiétante. Une multitude de visages, squelettiques et figés dans une expression de désespoir, s’étendent dans une masse indistincte. Au premier plan, une entité reptilienne, aux formes sinueuses et menaçantes, semble surgir des ténèbres. Cette zone évoque clairement un royaume des morts, un lieu de tourment et doubli.
Le contraste entre la lumière intense de la figure supérieure et l’obscurité du monde souterrain est saisissant. Il met en relief lopposition entre le salut et la damnation, la vie et la mort. Lartiste utilise des jeux dombre et de lumière pour souligner l’impact émotionnel de la scène, créant une tension palpable.
Plusieurs subtexts peuvent être déduits. Lœuvre semble explorer la notion de rédemption, le pouvoir dune force supérieure à transcender les limites de la mortalité et à offrir lespoir de la libération. Le personnage agenouillé pourrait représenter lhumanité entière, cherchant le réconfort et le salut face à linévitable. La présence de lentité reptilienne, souvent interprétée comme une allégorie du mal, suggère une lutte constante entre le bien et le mal, une bataille pour lâme humaine. Le tableau semble donc interroger la condition humaine, les espoirs et les angoisses qui la caractérisent, et la recherche dun sens face à labsurdité de la mort. L’ensemble est empreint d’une forte intensité émotionnelle, invitant à la contemplation et à la réflexion sur les grandes questions existentielles.