Cornelius Norbertus Gijsbrechts (c. 1610- after 1675) – Trompe l’oeil. Board Partition with Letter Rack and Music Book Kobenhavn (SMK) National Gallery of Denmark
Kobenhavn National Gallery of Denmark – Cornelius Norbertus Gijsbrechts (c. 1610- after 1675) - Trompe l’oeil. Board Partition with Letter Rack and Music Book
L’œuvre présentée déploie une illusionnisme savant, exploitant les techniques du trompe-l’œil pour tromper lœil du spectateur. On observe une partition de bois, structurée par des lattes horizontales et verticales peintes en rouge, qui crée une grille artificielle. Cette partition nest pas une surface plane, mais semble se trouver adossée à un mur.
Un rideau de velours bleu foncé, drapé avec une subtilité remarquable, recouvre partiellement la partition. La manière dont la lumière joue sur le tissu, soulignant ses plis et sa texture, renforce la conviction de sa présence réelle. Le rideau, volontairement inerte, semble suspendu à une tige métallique.
L’élément central de la composition est le désordre apparent des documents. Des feuilles volantes, des pages de partitions musicales, des lettres scellées, et un rouleau de parchemin jonchent la surface de la partition. Chaque document est rendu avec un réalisme méticuleux : on distingue les fibres du papier, la texture de lencre, et les détails des sceaux de cire. Une petite photographie, encadrée, est également visible, ajoutant une dimension supplémentaire à l’illusion.
Labondance des papiers suggère un travail intellectuel intense, peut-être une vie consacrée à létude ou à lécriture. Le désordre, en revanche, pourrait symboliser laccumulation du savoir, le fardeau de la connaissance, ou encore leffervescence créative. L’association des lettres scellées laisse entrevoir la communication, les échanges, les secrets partagés. La photographie, plus moderne que le reste des objets, introduit une temporalité troublante, un point de rupture qui invite à une réflexion sur la nature de la mémoire et de la représentation.
La disposition des objets, soigneusement calculée, crée un équilibre visuel malgré le désordre apparent. Lœuvre ne se contente pas de reproduire des objets ; elle interroge la perception, la réalité, et la manière dont nous construisons notre compréhension du monde. La juxtaposition du réel et de l’illusion, du tangible et de l’immatériel, est au cœur de cette œuvre et contribue à son impact visuel. Elle incite à une contemplation attentive, à une remise en question de nos sens.
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Cornelius Norbertus Gijsbrechts (c. 1610- after 1675) - Trompe l’oeil. Board Partition with Letter Rack and Music Book — Kobenhavn (SMK) National Gallery of Denmark
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L’œuvre présentée déploie une illusionnisme savant, exploitant les techniques du trompe-l’œil pour tromper lœil du spectateur. On observe une partition de bois, structurée par des lattes horizontales et verticales peintes en rouge, qui crée une grille artificielle. Cette partition nest pas une surface plane, mais semble se trouver adossée à un mur.
Un rideau de velours bleu foncé, drapé avec une subtilité remarquable, recouvre partiellement la partition. La manière dont la lumière joue sur le tissu, soulignant ses plis et sa texture, renforce la conviction de sa présence réelle. Le rideau, volontairement inerte, semble suspendu à une tige métallique.
L’élément central de la composition est le désordre apparent des documents. Des feuilles volantes, des pages de partitions musicales, des lettres scellées, et un rouleau de parchemin jonchent la surface de la partition. Chaque document est rendu avec un réalisme méticuleux : on distingue les fibres du papier, la texture de lencre, et les détails des sceaux de cire. Une petite photographie, encadrée, est également visible, ajoutant une dimension supplémentaire à l’illusion.
Labondance des papiers suggère un travail intellectuel intense, peut-être une vie consacrée à létude ou à lécriture. Le désordre, en revanche, pourrait symboliser laccumulation du savoir, le fardeau de la connaissance, ou encore leffervescence créative. L’association des lettres scellées laisse entrevoir la communication, les échanges, les secrets partagés. La photographie, plus moderne que le reste des objets, introduit une temporalité troublante, un point de rupture qui invite à une réflexion sur la nature de la mémoire et de la représentation.
La disposition des objets, soigneusement calculée, crée un équilibre visuel malgré le désordre apparent. Lœuvre ne se contente pas de reproduire des objets ; elle interroge la perception, la réalité, et la manière dont nous construisons notre compréhension du monde. La juxtaposition du réel et de l’illusion, du tangible et de l’immatériel, est au cœur de cette œuvre et contribue à son impact visuel. Elle incite à une contemplation attentive, à une remise en question de nos sens.