Baldomero Romero Ressendi – #44483
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Un volumineux meuble, de bois sombre aux veines marquées, occupe une place prépondérante. Sa forme géométrique, anguleuse, contraste avec la légèreté apparente de la chaise blanche qui lui fait face. Cette dernière, simplifiée à lextrême, se résume à un squelette de lignes verticales, presque fantomatique, comme une absence matérialisée.
Au premier plan, une simple assiette blanche soutient une forme sphérique, un fruit ou un objet indistinct, dont la pâleur renforce son caractère énigmatique. Un oignon, solitaire et sombre, est posé à côté, ajoutant une touche de réalisme brut à la scène. Au pied du meuble, un amas de papier froissé, drapé sur une étoffe défraîchie, suggère une activité interrompue, des pensées abandonnées, ou peut-être le poids des souvenirs.
L’absence de profondeur et la fragmentation des formes confèrent à l’ensemble une qualité presque onirique, voire claustrophobique. On ressent une tension palpable entre la rigidité des volumes et la fragilité des textures. La lumière, peu diffuse, met en relief les contours sans jamais les adoucir, soulignant ainsi la nature brute et objective des objets.
Plus qu’une simple représentation d’une pièce meublée, cette composition se révèle être une méditation sur la condition humaine, sur le poids du passé, la solitude et léphémère. Laccumulation déléments modestes et banals crée un sentiment de malaise, une interrogation silencieuse sur le sens de lexistence. La scène, privée de toute narration explicite, invite le spectateur à projeter ses propres interprétations et à explorer les multiples couches de sens qui se cachent derrière cette apparente simplicité.