Part 1 Louvre – Eugène Delacroix -- The Massacre at Chios
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La composition est marquée par une certaine horizontalité, soulignant l’immobilité et la passivité des victimes. Plusieurs figures dominent l’espace, certaines prostrées dans la douleur, dautres apparemment déjà disparues. Leurs corps, souvent nus ou à peine vêtus, mettent en évidence la vulnérabilité et la détresse humaine. Des visages expriment la terreur, la résignation, ou l’effroi, témoignant de l’horreur qu’ils ont vécue.
Au premier plan, une femme, accroupie et désespérée, semble implorer l’aide. Sa posture et son expression traduisent un chagrin immense et une perte irréparable. À côté d’elle, un homme, à genoux, semble se lamenter, le visage déformé par la douleur.
Plus loin, à droite, une figure montrant une attitude plus autoritaire, à cheval, domine la scène. Son attitude, bien que difficile à interpréter avec certitude, suggère une forme de contrôle ou de puissance, peut-être même un sentiment d’indifférence face à la souffrance ambiante. À côté de cette figure, d’autres hommes, également à cheval, semblent participer à la scène.
Un fusil, gisant sur le sol, attire l’attention. Il est le symbole tangible de la violence qui a conduit à cette catastrophe. L’arrière-plan révèle un paysage maritime, avec une étendue d’eau et une montagne rocheuse. La mer, habituellement symbole despoir et de liberté, apparaît ici comme un témoin impassible de la tragédie.
L’œuvre dégage une profonde empathie pour les victimes. Au-delà de la représentation dun événement précis, elle explore les thèmes universels de la souffrance, de linjustice et de la perte. Le travail semble vouloir dénoncer une violence inhumaine et interroger la conscience collective face à la détresse des autres. Il y a un fort sentiment dimpuissance, de désespoir, et la fragilité de la condition humaine est mise en avant. L’absence de toute glorification de la violence, au contraire, confère à lœuvre une puissance émotionnelle considérable.