Hans Herrmann – Meat hall in Middelburg
Emplacement: Old and New National Galleries, Museum Berggruen (Alte und Neue Nationalgalerie, Museum Berggruen), Berlin.
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Lœuvre nous offre une vue densemble dune vaste salle, indubitablement une abattoir ou une halle de boucherie. L’espace est dominé par une architecture gothique, avec ses voûtes en ogive et ses hautes fenêtres laissant filtrer une lumière crue et uniforme. Cette lumière met en valeur la richesse des textures et des couleurs, tout en soulignant le caractère pragmatique et utilitaire des lieux.
Le regard est immédiatement attiré par la profusion de viande suspendue à des crochets métalliques. Ces morceaux de viande, de différentes tailles et natures, occupent une grande partie de l’espace aérien, créant une impression dabondance, voire de surcharge. Le rouge sang de la viande contraste vivement avec les tons gris et terreux des murs et du sol pavé, et avec le blanc immaculé des tabliers des bouchers.
Plusieurs personnages occupent la scène, tous impliqués dans diverses tâches liées à la préparation et à la vente de la viande. On observe des bouchers, affairés à découper, à peser et à emballer les morceaux de viande. Des clients, hommes et femmes, se promènent dans la salle, observant les produits et échangeant avec les vendeurs. Lambiance générale est celle dune activité intense et ordonnée, bien que quelque peu austère.
Au-delà de la simple représentation dune scène de la vie quotidienne, lœuvre semble suggérer des réflexions plus profondes sur la nature de la subsistance, la relation entre lhomme et lanimal, et la réalité du travail. L’aspect clinique et presque impersonnel de la scène, renforcé par la lumière froide et larchitecture imposante, invite à une contemplation sur la dimension parfois brutale de l’alimentation humaine. L’absence de romantisme ou didéalisation renforce cette impression de réalisme cru et sans concession.
On perçoit une certaine tension entre lopulence visuelle de la viande et laustérité de lenvironnement, suggérant une possible critique implicite du consumérisme ou une méditation sur la fragilité de la vie. La composition, centrée sur labondance et le travail, renvoie également à l’importance de la communauté et de la coopération dans la production alimentaire.