Raquel Forner – #11890
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Le vocabulaire formel est dominé par des blocs anguleux et des contours marqués au noir, créant un effet de cloisonnement et de fragmentation. Des surfaces planes de couleur vive, notamment le rouge, le jaune et le blanc, contrastent avec la grisaille ambiante, attirant le regard et soulignant la présence de ces formes énigmatiques.
Au premier plan, des figures animales, potentiellement bovines, se distinguent par leurs contours stylisés et leurs yeux globuleux, qui semblent fixer le spectateur avec une intensité particulière. Elles sont intégrées dans un ensemble plus vaste, composé de formes humanoïdes ou masquées, caractérisées par des yeux disproportionnés et des expressions indéchiffrables. Ces figures suggèrent une population ou une communauté, peut-être en état de rituel ou de confrontation.
La structure générale de la composition évoque un paysage urbain déformé, une sorte de ville fantôme où les bâtiments et les habitants sont réduits à des formes géométriques simplifiées. Cependant, labsence de perspective et la superposition des plans créent une sensation denfermement et de confusion.
Au-delà de la description formelle, lœuvre laisse entrevoir des enjeux symboliques plus profonds. La répétition des yeux, motif central de la composition, peut être interprétée comme une métaphore de la surveillance, de la conscience de soi ou de la présence dune force supérieure. La juxtaposition de formes animales et humaines, ainsi que la violence des couleurs, pourrait renvoyer à des thèmes tels que linstinct, la barbarie, ou la perte didentité. Lambiguïté des figures et la densité de la composition invitent le spectateur à une interprétation subjective et ouverte, laissant place à une multitude de lectures possibles. Il y a une certaine tension palpable entre l’ordre des formes et le chaos de lagencement général, laissant entrevoir une interrogation sur la condition humaine et les forces qui la façonnent.