Kunsthistorisches Museum (Childrens games) – Brueghel, Pieter The Elder -- Игры детей 1559-60, 118х161,
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On observe, au premier plan, une variété dactivités : des enfants tirant à la corde, dautres se battant avec des épées en bois, des groupes jouant à des jeux de quilles ou de billes, et encore dautres sadonnant à des jeux plus difficiles à identifier, mais manifestement joyeux. La palette de couleurs est riche et variée, avec des tons chauds dominants, soulignant latmosphère vivante et animée de la scène.
Au second plan, une architecture imposante, un bâtiment à lair seigneurial, s’élève, offrant un arrière-plan stable et structuré à cette effervescence. La présence de ce bâtiment, avec ses fenêtres et ses portes ouvertes, suggère une certaine forme de supervision, une distance entre le monde adulte et celui de l’enfance. La rivière visible à gauche semble offrir un espace de respiration, une échappatoire à l’intensité de la foule.
Plusieurs subtexts se dégagent de cette composition. Lœuvre semble explorer la nature insouciante et parfois violente de l’enfance, la manière dont les enfants se construisent leurs propres règles et hiérarchies dans un espace délimité. Le contraste entre la dynamique du groupe et la relative immobilité de l’architecture suggère une tension entre léphémère et le permanent, entre le jeu et la réalité.
Il est possible de percevoir une critique sociale subtile. Labondance de personnages, la variété des jeux, pourraient être interprétés comme une métaphore de la société, de ses classes et de ses conflits. L’absence apparente d’adultes, hormis peut-être une présence discrète suggérée par l’architecture, laisse entrevoir une autonomie enfantine, une liberté jouissive, mais aussi potentiellement une absence de guidance.
Enfin, l’œuvre, par sa profusion de détails et sa complexité narrative, invite à une observation attentive et prolongée. Chaque petit groupe, chaque action isolée, constitue un micro-récit qui contribue à l’ensemble, offrant au spectateur une multitude dinterprétations possibles. Le tableau n’est pas seulement une représentation du jeu, mais une méditation sur la condition humaine, vue à travers le prisme de lenfance.