Los Angeles County Museum of Art (school of) – Aragon - Triptych with Scenes from the Life of St. George
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De part et dautre de cette scène centrale, les panneaux latéraux illustrent des épisodes de la vie dun saint chevalier. Dans lun deux, on voit le saint, monté sur un cheval blanc immaculé, affrontant un dragon terrifiant. Lanimal, peint avec une attention particulière aux détails, dégage une menace réelle, tandis que le chevalier, armé et drapé dune bannière blanche, incarne le courage et la foi. La composition est dynamique, avec une forte diagonale créée par le corps du dragon et la posture du chevalier, suggérant un combat acharné. On note un contraste frappant entre la pureté du cheval et la laideur monstrueuse du dragon.
Les panneaux inférieurs présentent des scènes narratives, probablement des événements précédant ou suivant l’affrontement avec le dragon. On y distingue des personnages en habits colorés, des scènes de foule, et une atmosphère de tension palpable. La perspective est rudimentaire, mais elle contribue à la narration des événements. La richesse des couleurs, notamment le rouge, le bleu et lor, témoigne du patronage et de limportance accordée à cette œuvre.
Au-delà de la simple narration des faits, lœuvre recèle plusieurs niveaux de subtextes. Le combat du saint contre le dragon peut être interprété comme une allégorie de la lutte entre le bien et le mal, la foi et le doute. Le cheval blanc symbolise la pureté et la victoire, tandis que le dragon représente les forces obscures qui menacent lordre établi. La crucifixion du Christ, au centre de l’ensemble, offre une dimension spirituelle plus profonde, rappelant le sacrifice ultime pour le salut de lhumanité. L’ensemble, par son iconographie, repose sur des codes chrétiens largement répandus à l’époque, mais l’exécution particulière, notamment dans le traitement des visages et des drapés, confère à lœuvre une certaine originalité et un charme distinctif. On perçoit une volonté de rendre les scènes aussi expressives que possible, même au prix d’une certaine naïveté dans la représentation des perspectives et des proportions.