Michelangelo Buonarroti – Aminadab
Emplacement: Vatican Museums (fresco) (Musei Vaticani (murales)), Vatican.
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À gauche, un homme est assis, le dos appuyé contre le mur. Son visage, dune pâleur presque spectrale, est tourné vers le spectateur avec une expression indéfinissable, mélange de lassitude et d’attente. Il est drapé dans un vêtement aux couleurs ocre et crème, dont les plis suggèrent une certaine négligence, voire une forme de résignation. Ses mains, posées sur ses genoux, semblent pesantes, inactives.
De lautre côté de larc, une figure féminine est accroupie, le visage enfoui dans ses bras. Cette posture, typique de la représentation de la tristesse et du désespoir, renforce l’atmosphère mélancolique de la scène. Sa robe, dune blancheur fanée, semble se fondre dans larrière-plan, accentuant son sentiment disolement.
Au centre, entre les deux personnages, une tablette de pierre rectangulaire est fixée au mur. On y lit, gravé en lettres capitales, le nom « AMINADAB ». La présence de cette inscription, déconnectée des figures humaines, crée une tension particulière, invitant à une réflexion sur lidentité, le destin, et peut-être la futilité de lexistence.
Larrière-plan est constitué dune surface murale irrégulière, dont les tons terreux et les fissures suggèrent un état de délabrement, voire dabandon. Au-dessus de larc, des motifs ornementaux, à peine perceptibles dans la pénombre, laissent entrevoir une tentative de décoration, aujourdhui largement effacée par le temps.
Lensemble de la composition dégage une impression de solitude, de mélancolie et de contemplation. Les personnages semblent figés dans une attente silencieuse, comme suspendus entre le passé et lavenir. Lœuvre, par son atmosphère pesante et son symbolisme ambigu, invite le spectateur à une introspection profonde, à une méditation sur la condition humaine et les mystères de lexistence. On perçoit une fragilité, une vulnérabilité accentuées par l’absence de dialogue ou d’action. Le tableau semble vouloir explorer la dimension intériorisée de lêtre, en mettant laccent sur la contemplation et le questionnement.