National Gallery of Art – Giovanni Girolamo Savoldo - Elijah Fed by the Raven
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Lœuvre présente une figure masculine âgée, assise dans une posture de profonde contemplation, voire de désespoir. Son visage, marqué par la barbe blanche et abondante, témoigne dune vie éprouvée, dun poids de la solitude et peut-être de la souffrance. Il se tient adossé à un affleurement rocheux sombre, presque menaçant, qui domine sa silhouette. Ses mains, lune soutenant son menton, lautre reposant sur ses genoux, suggèrent une fatigue physique et morale.
Le drapé bleu profond de sa tunique contraste avec la blancheur de ses pieds nus, accentuant sa vulnérabilité et son état de dénuement. Une étoffe rose, délicatement drapée autour de ses épaules, apporte une touche de couleur et de noblesse, rappelant peut-être un statut passé ou une promesse de rédemption.
Un corbeau, perché sur une branche surplombant la figure, dépose un morceau de nourriture à ses pieds. Cette scène, d’une simplicité saisissante, évoque un épisode biblique de subsistance divine. Lanimal, traditionnellement porteur de mauvais augure, est ici transformé en messager de providence, illustrant la manière dont le divin peut se manifester dans les détails les plus humbles.
Larrière-plan, lui aussi, est riche en significations. Un paysage lointain sétend, dominé par une ville fortifiée et des montagnes imposantes. La lumière, diffuse et légèrement mélancolique, souligne la distance entre la figure principale et le monde quelle semble avoir perdu ou abandonné. Une petite procession humaine se dessine au loin, ajoutant une dimension narrative à la scène, peut-être une allégorie du pélerinage ou de la quête spirituelle.
Lensemble de la composition est empreint dune atmosphère de solitude et de résignation, mais aussi dune lueur despoir, portée par la présence du corbeau et lévocation de la providence divine. L’absence de dynamisme et la lourdeur des formes contribuent à un sentiment de pesanteur, de passivité. On ressent une attente, une patience forcée, comme si la figure attendait un événement décisif, un signe, une révélation. La terre, rocheuse et sombre, semble létreindre, tandis que le ciel, voilé, laisse deviner un espoir ténu.