Part 4 National Gallery UK – Jacopo di Cione and workshop - Seraphim, Cherubim and Adoring Angels
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Au-dessus, une multitude de figures angéliques se déploie. Des séraphins, reconnaissables à leurs ailes rougeoyantes et à leur posture ardente, semblent veiller sur le groupe principal. Dautres anges, portant des étendards aux couleurs vives (rouge, bleu) et des blasons, participent à une sorte de cortège céleste. Leur arrangement, bien que hiérarchisé, manque dune dynamique forte, leur conférant une certaine solennité et immobilité.
Le premier plan est dominé par un ensemble de trois anges féminines. Chacune est drapée dans des robes de couleurs différentes - vert, rose, blanc - et leurs visages, empreints dune douce mélancolie, se tournent vers le spectateur. Elles portent des instruments musicaux, des luths ou des harpes, suggérant un concert divin, un chant de louange à lentité transcendante qui les surplombe. Leurs gestes, à la fois gracieux et modeste, traduisent une dévotion profonde et une soumission à une puissance supérieure.
Les couleurs, bien que vives et contrastées, sont appliquées de manière relativement plate, sans un jeu dombre et de lumière sophistiqué. Cette approche, typique du style gothique florentin, confère à lœuvre une certaine rigueur et une absence de réalisme naturaliste. Le fond sombre, presque monochrome, accentue la luminosité des figures et renforce l’impression d’une scène se déroulant dans une dimension hors du temps et de l’espace terrestre.
En sous-texte, cette scène évoque la béatitude céleste, la contemplation divine et la participation à la vie angélique. Labsence de narration explicite, conjuguée à la beauté austère des figures, laisse place à linterprétation personnelle du spectateur, invitant à une méditation sur le mystère de la foi et lespoir dune vie éternelle. On perçoit également, dans la composition générale, une volonté de créer un espace sacré, un lieu de recueillement et de prière.