Vasily Perov – meal. 1865 Fig. 15, 3h27, 2 TG
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À lextrémité gauche, un homme âgé, vêtu dune redingote sombre, semble interagir avec un autre personnage à peine visible derrière une porte. Son attitude, un mélange dautorité et de sollicitude, laisse entrevoir un rôle de gestionnaire ou de surveillant. Le groupe de personnes se trouvant à côté de lui semble être en attente.
Au centre, une longue table est couverte de nourriture, autour de laquelle les individus sont assis ou se tiennent debout, certains mangeant, dautres conversant. Lambiance générale semble tendue, marquée par une certaine fatigue et un manque dentrain. On observe une grande disparité dans les attitudes : certains semblent accaparés par leur repas, tandis que dautres, plus jeunes, se montrent indifférents ou même irrités.
Un détail frappant est la présence dune image religieuse, probablement une représentation de la crucifixion, disposée au-dessus de la table. Cette image, bien quabsurde dans son emplacement, introduit une dimension spirituelle ou morale à la scène. Elle pourrait symboliser la miséricorde ou lespoir, mais aussi, paradoxalement, souligner la détresse et la souffrance de ceux qui sont rassemblés.
La composition générale est marquée par un certain désordre et une absence de hiérarchie visuelle. Le crayon, utilisé avec une grande expressivité, permet de rendre la texture des étoffes, les détails des visages et les jeux dombre. Cette absence de fioritures témoigne dune volonté de capturer la réalité brute de la scène, sans idéalisation ni embellissement.
Les subtexts de cette œuvre sont multiples. On peut y lire une critique implicite des conditions de vie des plus démunis, ainsi quune réflexion sur le rôle de la charité et de lassistance sociale. L’image, par son caractère documentaire, invite à une méditation sur l’humanité, dans sa diversité et ses contradictions. La juxtaposition de l’image religieuse et de la scène de repas suggère une interrogation sur le sens de la foi et de la compassion face à la pauvreté et à la souffrance.