Kuzma Sergeevich Petrov-Vodkin – Earthquake in the Crimea. 1927-1928
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Au premier plan, une femme, au centre de la composition, porte un enfant dans ses bras. Son expression, à la fois concentrée et résignée, suggère le poids dune responsabilité écrasante. Elle est entourée dautres femmes, dont lune tient un enfant à lépaule, tandis quune autre semble chercher à se protéger. Les visages sont déformés par lémotion, exprimant la peur, l’épuisement, voire la panique. Les vêtements, sommaires et délavés, soulignent la précarité de leur situation.
Les enfants, nombreux, sont particulièrement touchants. Certains semblent désorientés, dautres pleurent, témoignant du traumatisme vécu. L’un d’eux, en short, se tient à l’écart, l’air vulnérable et perdu.
Larrière-plan est flou et indistinct, mais on y devine une architecture délabrée et un paysage montagneux, potentiellement celui de la Crimée. Le ciel, d’un bleu grisâtre, contribue à latmosphère pesante et anxiogène. Il semble témoigner d’une catastrophe naturelle, probable tremblement de terre, qui a dévasté lenvironnement.
Lensemble de la composition est dominé par une palette de couleurs ternes, allant du blanc cassé aux tons de terre, avec quelques touches de rouge vif qui attirent lœil et renforcent le sentiment de douleur et de souffrance.
Au-delà de la représentation dune catastrophe naturelle, cette œuvre suggère des thèmes plus larges, tels que la vulnérabilité humaine face aux forces de la nature, la perte du foyer, la séparation des familles et la lutte pour la survie. Le regroupement des figures, luttant pour rester ensemble, pourrait être interprété comme un symbole de solidarité et de résistance face à ladversité. La dépersonnalisation des visages, bien que chargée démotion, confère à la scène une dimension universelle, évoquant les souffrances de toutes les populations touchées par les catastrophes. Enfin, la présence du débris au premier plan, semble symboliser les conséquences matérielles et émotionnelles de la catastrophe.