Dans cette œuvre, on observe une scène étrange et troublante. Au premier plan, une figure humaine, drapée dans un costume d’Arlequin aux motifs géométriques, est portée sur les épaules par une créature hybride aux allures bestiales. Cette dernière possède un torse humain, mais sa tête est celle dun corbeau, avec un bec puissant et un regard perçant. La posture de la figure humaine, inclinée et apparemment impuissante, suggère une forme de soumission ou de fardeau. Le fond est constitué dun paysage désolé, dominé par des éléments architecturaux simplifiés, évoquant peut-être des ruines ou des vestiges dune civilisation passée. On distingue également, à gauche, des silhouettes animales indistinctes, ajoutant à latmosphère onirique et déstabilisante. La palette de couleurs est relativement restreinte, composée de tons terreux, de bruns, de gris et de touches de rouge orangé pour le costume d’Arlequin, ce qui renforce le sentiment de mélancolie et de désolation. Le costume d’Arlequin, traditionnellement associé à la fête et à la légèreté, est ici investi d’une signification nouvelle et inquiétante. Il pourrait symboliser une façade joyeuse dissimulant une réalité plus sombre, ou encore la manipulation et la dégradation de la culture populaire. La présence du corbeau, oiseau souvent associé à la mort, à la divination et aux présages funestes, accentue le caractère sinistre de la scène. L’ensemble laisse entrevoir une réflexion sur la condition humaine, confrontée à des forces obscures et indéfinissables. On peut y lire une allégorie de l’oppression, de la perte d’innocence ou de la fragilité de la civilisation face à des forces destructrices. Le contraste entre la figure humaine vulnérable et la créature bestiale puissante suggère une lutte inégale, dont l’issue demeure incertaine. La date inscrite, «14 juillet», pourrait indiquer une critique subtile de l’idéal républicain, en mettant en lumière les failles et les contradictions qui peuvent se cacher derrière les symboles de la liberté et de lunité nationale. Lœuvre, dans son étrangeté, invite à une interprétation ouverte, laissant le spectateur libre de projeter ses propres angoisses et interrogations.
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Photos aléatoires
1936 La dВpouille du Minotaure en costume dArlequin pour le 14 juillet par Romain Rolland. JPG — Pablo Picasso (1881-1973) Period of creation: 1931-1942
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Le fond est constitué dun paysage désolé, dominé par des éléments architecturaux simplifiés, évoquant peut-être des ruines ou des vestiges dune civilisation passée. On distingue également, à gauche, des silhouettes animales indistinctes, ajoutant à latmosphère onirique et déstabilisante. La palette de couleurs est relativement restreinte, composée de tons terreux, de bruns, de gris et de touches de rouge orangé pour le costume d’Arlequin, ce qui renforce le sentiment de mélancolie et de désolation.
Le costume d’Arlequin, traditionnellement associé à la fête et à la légèreté, est ici investi d’une signification nouvelle et inquiétante. Il pourrait symboliser une façade joyeuse dissimulant une réalité plus sombre, ou encore la manipulation et la dégradation de la culture populaire. La présence du corbeau, oiseau souvent associé à la mort, à la divination et aux présages funestes, accentue le caractère sinistre de la scène.
L’ensemble laisse entrevoir une réflexion sur la condition humaine, confrontée à des forces obscures et indéfinissables. On peut y lire une allégorie de l’oppression, de la perte d’innocence ou de la fragilité de la civilisation face à des forces destructrices. Le contraste entre la figure humaine vulnérable et la créature bestiale puissante suggère une lutte inégale, dont l’issue demeure incertaine. La date inscrite, «14 juillet», pourrait indiquer une critique subtile de l’idéal républicain, en mettant en lumière les failles et les contradictions qui peuvent se cacher derrière les symboles de la liberté et de lunité nationale. Lœuvre, dans son étrangeté, invite à une interprétation ouverte, laissant le spectateur libre de projeter ses propres angoisses et interrogations.