Pablo Picasso Period of creation: 1943-1961 – 1959 Vauvenargues sous la pluie II
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Le village, composé de bâtiments aux contours nets et aux fenêtres régulières, semble surgir dun arrière-plan sombre et inquiétant. Lusage de la couleur est contrasté : le blanc éclatant des constructions se détache sur le vert profond des collines et le noir intense qui emplit la majeure partie du tableau. Cette palette chromatique suggère une atmosphère pluvieuse, accentuée par labsence de détails précis et la simplification des formes.
Le premier plan est marqué par un mur de pierre, dont les courbes et les angles brisés contrastent avec la rigueur des bâtiments. Cette structure, qui pourrait être un rempart ou une terrasse, sert de barrière entre le spectateur et le village. On remarque un traitement particulier de la végétation, rendue par des touches de vert vives et anguleuses, évoquant une nature sauvage et indomptable.
L’artiste a délibérément choisi une perspective non conventionnelle, déformant les proportions et fragmentant l’espace. Cette approche, loin d’être une simple déformation, semble vouloir traduire une perception subjective du paysage, une impression fugace saisie dans linstant. La simplification des formes et labsence de détails naturalistes renforcent cette impression de rêverie et dabstraction.
Derrière le village, les collines se dressent comme des masses imposantes, leurs contours flous et imprécis suggérant une puissance brute et une permanence qui contrastent avec la fragilité des constructions humaines. Le ciel, presque absent, est suggéré par des zones de noir profond, contribuant à lambiance mélancolique et introspective de lœuvre.
On décèle dans ce tableau une tension entre lhomme et la nature, entre la rigueur de larchitecture et la force brute du paysage. L’absence de figures humaines renforce le sentiment disolement et d’introspection, invitant le spectateur à une méditation sur la condition humaine face à l’immensité du monde. L’œuvre, par son style anguleux et son atmosphère sombre, peut être interprétée comme une réflexion sur la solitude et la mélancolie, mais aussi comme une célébration de la beauté brute et intemporelle du paysage.